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La prévention
des risques professionnels
en questions

Qu'est-ce qu'un accident du travail ?
Qu'est-ce qu'un accident du travail avec arrêt ?
Qu'est-ce qu'un accident du travail avec incapacité temporaire ?
Comment se calcule l'indice de fréquence des accidents avec arrêt ?
Comment se calcule le taux de fréquence ?
Comment se calcule le taux de gravité ?
Quel est l'indice de fréquence des accidents avec arrêt ?

L'indice de gravité des IP
Qu'est-ce qu'un accident de trajet ?

Qu'est-ce qu'une maladie professionnelle ?
Comment déclarer une maladie professionnelle ?
Qu'est-ce qu'une faute inexcusable ?

 

Qu'est-ce qu'un accident du travail ?
Selon l'article L411 du Code de la Sécurité Sociale "est considéré comme un accident du travail, quelle qu'en soit la cause, l'accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail de toute personne salariée ou travaillant à quelque titre que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d'entreprise".

Qu'est-ce qu'un accident du travail avec arrêt ?
Accident entraînant une incapacité temporaire IT donnant lieu à une indemnisation d'au moins une journée.


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Qu'est-ce qu'un accident du travail avec incapacité temporaire ?
Accident entraînant une incapacité permanente IP donnant lieu à l'attribution d'une rente ou d'un capital.

Comment se calcule l'indice de fréquence des accidents avec arrêt ?
IFA  =  nombre d'accidents avec arrêt  X   1.000
                          nombre de salariés  
                                                     

Comment se calcule le taux de fréquence ?
TF  =  nombre d'accidents avec arrêt  X   1 000.000
                        nombre d'heures travaillées   

Comment se calcule le taux de gravité ?
TG  =  nombre de journée indemnisées  X   1.000
                     nombre d'heures travaillées 

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Quels sont les indices de fréquence et de gravité détaillés par activité ?

Nous vous proposons les taux de fréquence et de gravité détaillés par activité région normande et France (années 2002, 2003, 2004).

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L'indice de gravité des IP
total des taux d'IP  X  1 000.000

   
nombre d'heures travaillées    

 

L'accident de trajet
Est également considéré comme accident du travail lorsque la victime, ou ses ayants-droit, apportent la preuve que l'ensemble des conditions ci-après sont remplies ou lorsque l'enquête permet à la Caisse de disposer sur ce point de présomptions suffisantes, l'accident survenu à un travailleur visé par le présent livre, pendant le trajet d'aller et retour entre :
            1) sa résidence principale, une résidence secondaire présentant un certain caractère de stabilité, ou tout autre lieu où le travailleur se rend de façon habituelle pour des motifs d'ordre familial et le lieu de travail,
            2) le lieu de travail et le restaurant, la cantine, ou, d'une manière plus générale, le lieu où le travailleur prend habituellement ses repas et dans la mesure où le parcours n'a pas été interrompu ou détourné pour un motif dicté par l'intérêt personnel et étranger aux nécessités essentielles de la vie courantes ou indépendantes de l'emploi.

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La maladie professionnelle
La maladie professionnelle doit être la conséquence directe d'une exposition à un risque physique; chimique, biologique ou bien résulter des conditions dans lesquelles l'assuré exerce son activité professionnelle.
Ces maladies professionnelles sont répertoriées dans des "tableaux" annexés au Code de la Sécurité Sociale.
Actuellement, il existe 110 tableaux (exemples : maladies liées à l'exposition au mercure, au bruit, au travail à haute température, à l'amiante, etc).

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Comment déclarer une maladie professionnelle ?
C'est à l'assuré de faire la démarche pour la déclaration.
Trois documents sont nécessaires :
            - un certificat médical,
            - une déclaration de maladie professionnelle,
           
- une attestation de salaire remise par l'employeur.
Le certificat médical est établi par un médecin (qui peut être le médecin du travail, le médecin habituel de l'assuré, un spécialiste, ...) qui décrira les symptômes de la maladie. Il pourra être établi sur un imprimé spécifique disponible dans les CPAM (S 6909) et utilisé par de nombreux médecins pour les accidents du travail et les maladies professionnelles, mais ce n'est pas obligatoire.
La déclaration de la maladie professionnelle est à établir sur un document spécifique, en 5 exemplaires, disponible dans les CPAM (S 6100a) ; remplie par la victime (ou ses ayants-droit), elle précisera :
            - la nature de la maladie,
            - les coordonnées de l'employeur actuel,
            - la nature des emplois précédents, exposant au même risque, et les coordonnées des entreprises concernées.
Ces 2 documents sont à adresser à la CPAM du domicile de la victime, dans les 15 jours suivant l'arrêt de travail éventuel.
Le délai de prescription, pour la déclaration d'une maladie professionnelle, est actuellement de 2 ans, à compter de la date ou la victime est informée par un certificat médical du lien possible entre sa maladie et une activité professionnelle et 2 ans à compter de la cessation du travail motivé par la maladie.

* Que va faire la CPAM ?
A réception de la déclaration et du certificat médical, la CPAM va :
            - informer l'employeur,
            - informer la CARSAT,
            - informer l'Inspection du Travail,
de la réception de ces documents.
Elle va instruire le dossier de reconnaissance, en recueillant l'avis du Médecin Conseil pour la partie médicale et en procédant à une enquête administrative pour vérifier l'exposition au risque (enquête auprès de la victime, du ou des employeurs, aide possible du Service Prévention de la CARSAT).

* Que va-t-il se passer après, lorsque le dossier est complet ?
Les 3 conditions sont remplies :
            - l'avis médical, donné par le Médecin Conseil est favorable,
            - le délai de prise en charge est respecté,
            - l'assuré a bien été soumis au risque susceptible de provoquer une affection et ces travaux, ou produits, sont énumérés, de façon indicative ou limitative, dans le tableau des maladies professionnelles considéré.
Dans ce cas, le Service accident du travail de la CPAM reconnaît le caractère professionnel de la maladie professionnelle et ouvre les droits aux prestations en nature, en espèces et à une rente dans les mêmes conditions que pour les victimes d'accidents du travail.

La maladie n'a pas été reconnue d'origine professionnelle, 2 types de rejets peuvent se présenter : le rejet administratif et le rejet médical
Le rejet administratif (de 3 ordres)
            - les conditions administratives ne sont pas remplies :
                    ~ délai de prise en charge dépassé,
                    ~ durée de l'exposition insuffisante,
                    ~ travail non prévu dans une liste limitative.
Le dossier est transmis par la CPAM, au Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP).
Le CRRMP dispose de 4 mois pour statuer sur la reconnaissance ou le rejet et de 2 mois supplémentaires si des examens ou des enquêtes sont nécessaires (l'Ingénieur Conseil de la CARSAT est obligatoirement entendu pour avis).
L'avis du CRRMP s'impose à la CPAM, qui notifie la décision à l'assuré (ou ses ayants-droit) et à son employeur.
            - l'exposition au risque non prouvée par l'enquête, délai de prescription dépassé :
              l'assuré peut contester par les recours habituel (CRA, TASS).
            - la maladie non inscrite aux tableaux :
              la CPAM, l'assuré ou ses ayants-droit, peuvent saisir le CRRMP si la maladie a entraîné le décès ou une incapacité partielle permanente supérieure à 25 %.

Le rejet médical
En cas de désaccord du Médecin Conseil de la CPAM, avec le diagnostic figurant sur le certificat médical initial, c'est un médecin expert qui tranche.

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La faute inexcusable
L'employeur a l'obligation légale de préserver ses salariés de tout danger. Si après un accident ou une maladie professionnelle reconnue, la faute inexcusable est retenue contre lui, la procédure aboutit à une majoration de l'indemnisation du salarié. Elle sera alors compensée par le paiement d'une cotisation complémentaire AT/MP de l'employeur.
C'est au salarié de prendre l'initiative de l'action en reconnaissance de la faute inexcusable auprès de la CPAM (dans un délai de 2 ans maximum à compter de la date de l'accident).

Contact
Dans votre message, merci de bien vouloir nous laisser vos coordonnées (nom ou raison sociale, adresse postale, n° de téléphone...)
prevention@carsat-normandie.fr

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