Un programme de formation tourné vers l’enseignement supérieur.

Afin de développer la culture de prévention le plus en amont possible.

La Carsat Normandie mobilise les écoles d’ingénieurs et de management de son territoire afin d’améliorer l’enseignement en Santé et Sécurité au Travail (S&ST) auprès de leurs étudiants.  C’est une nouvelle approche qui permet d’apporter, avant même leur arrivée sur le marché, une culture de prévention portée par les futurs encadrants/managers de chaque entreprise.

Pour ce faire, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) et l’INRS ont mis en place un programme Formation tourné vers l’enseignement supérieur. L’INRS met à disposition des écoles de nombreux outils pédagogiques : auto-formations, études de cas, supports de cours… qu’elles peuvent s'approprier aisément. Les thématiques abordées sont variées : bases en prévention, risques psycho-sociaux, prévention et performance… et pour certaines filières, des modules plus spécifiques tels que les risques chimiques. Au-delà de cette offre, l’INRS propose une montée en compétences des équipes pédagogiques, via des sessions de formation.
Cette offre de services fait partie des missions des Carsat, elle est donc proposée gratuitement aux écoles.

Concrètement, la Carsat Normandie travaille conjointement avec 3 écoles d’Ingénieurs (ESITECH, ESITC, INSA) et une école de management (E2SE). Dans toutes ces écoles, les étudiants ont suivi le module de base en prévention des risques professionnels conçu par l’INRS et le réseau des Carsat : ces 8 heures d’autoformation permettent aux étudiants d’obtenir une attestation des acquis directement valorisable auprès des entreprises.

Cette démarche initiée avec 4 écoles a vocation à s’étendre auprès de l’ensemble des écoles d’enseignement supérieur normandes.

Les entreprises ont tout intérêt à voir arriver sur le marché des managers formés à la Santé et Sécurité au Travail. Ils seront à même de mettre en place, porter ou suivre une démarche de prévention des risques professionnels. Et l’on sait qu’une entreprise qui met en place ce type de démarche réduit non seulement les coûts liés aux accidents du travail et aux maladies professionnelles mais aussi améliore sa performance globale grâce à un meilleur dialogue social, une meilleure productivité et aussi une meilleure image auprès de ses clients et de ses futurs salariés. Une étude menée au niveau européen a permis de montrer qu’1 euro investi dans la prévention des risques professionnels rapporte 2 euros sur le moyen-long terme.